Quelques repères : 

 « Son désir de donner est plus fort que notre désir de recevoir ; son désir de faire miséricorde, plus fort que notre désir de nous voir libérés de notre misère. Adresse-toi au Maître ! […] Tu frappes et tu n’as pas encore reçu ? Frappe encore : donner, c’est ton désir. Il veut donner, mais il tarde à donner ; il tarde à donner pour te faire désirer encore plus ce qu’il tarde à donner. À être donné tout de suite, cela perdrait de son prix. […] C’est Dieu qui donne, et il n’a rien de mieux à te donner que lui-même. Être de désir, que cherchais-tu d’autre ? » (S. Augustin, Sermon 105, 1).

    « Au temps de la prière, éloigne de toi tout ce qui te harcèle. […] Sois ignorant et simple et, en même temps, un enfant avisé. […] Éloigne de toi ruses et pensées, comporte-toi comme un enfant blotti contre sa mère » (Évagre le Pontique, Parénétique).

    « Qu’est-ce qu’un cœur compatissant ? C’est un cœur qui brûle pour toute la création, pour les hommes, pour les oiseaux, pour les bêtes, les démons, pour toute créature. Lorsqu’il pense à eux, lorsqu’il les voit, ses yeux versent des larmes. Si forte, si violente est sa compassion […] que son cœur se brise lorsqu’il voit le mal et la souffrance de la plus humble créature. C’est pourquoi il prie avec larmes à toute heure […] pour les ennemis de la vérité et tous ceux qui lui nuisent, afin qu’ils soient gardés et pardonnés. Il prie même pour les serpents, dans l’immense compassion qui se lève en son cœur, sans mesure, à l’image de Dieu » (Isaac le Syrien, Discours ascétiques, 81).

Sainte Pentecôte, Claire