L’évêque le plus haut du monde:  Mgr Louis Dalle

 « Mon peuple et l’Evangile »

 Né en 1922 en Lozère, Louis Dalle grandit dans une famille de 15 enfants (il est le treizième) et cette fratrie comptera deux frères enseignants, deux religieuses et trois frères prêtres.

Le garçonnet vif et turbulent qui rêve d’aventures confie à sa sœur : « Au bon Dieu, je lui raconte tout. »A 17 ans il s’engage à vivre et mourir  au service des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie et sera tout au long de sa vie témoin de la tendresse du Cœur de Jésus.

 A 21 ans, alors qu’il est séminariste, il est obligé de partir en Allemagne dans le cadre du service du travail obligatoire. Auprès de ses compatriotes contraints comme lui, il sera présent pour les réconforter, soutenir les malades, et apporter la Parole de Dieu. C’est ce qui va attirer l’attention de la gestapo ; Il est envoyé au camp de concentration de Buchenwald où il subira la faim, les brimades et des violences incessantes. Il reste toujours auprès de ses codétenus, particulièrement attentif aux malades et aux mourants.

Alors qu’il est lui-même aux portes de la mort, affaibli par les privations et la dysenterie, le camp est libéré par les soldats américains en avril 1945.Cet homme qui revient de l’enfer confirme son engagement à suivre Jésus Christ et devient prêtre l’année suivante. Il écrira :

« C’est une grâce de revenir de Buchenwald, c’est une grâce plus grande encore d’y être entré. J’ai tellement souffert que je ne puis supporter de voir souffrir les autres. »

 Deux ans après, il part pour le Pérou, au service des élèves du Collège Picpucien de Lima. Mais Padre Louis s’ennuie dans ce collège huppé de Lima. Il va repérer les enfants des rues  et organise pour eux des sorties, des colonies de vacances, des groupes scouts. Ces activités extrascolaires agacent sa hiérarchie. Il est mis au service des paroissiens de Santa Rosa, qui seront très heureux de leur nouveau curé. Il organise la vie paroissiale, restaure l’église et va à la rencontre des populations indiennes vivant sur les hauts plateaux. Certains hameaux sont à 3600 m d’altitude. Il y rencontre une population méprisée, confrontée aux difficultés, à la misère. Il témoigne « Je suis heureux au milieu de mes gens. »

A la demande des évêques de Cuzco il fonde l’Institut de la Pastorale des Andes, et accompagne les Indiens dans leur quotidien, dans leur prière pour mieux les comprendre.

 En 1971, il devient l’évêque d’Ayaviri, un diocèse  situé en haute montagne au sud des Andes péruviennes. Il devient « l’évêque le plus haut du monde. » Il parcourt un territoire aussi grand que la Belgique, situé entre 800 et 5300 m d’altitude. Toujours au secours des  plus pauvres, de ceux que l’on maltraite, il exige que justice soit faite ; Bien évidemment, il a des ennemis et la résidence épiscopale sera lapidée en 1978.

 Son organisme qui a déjà supporté la déportation s’use rapidement en altitude. Il est bouleversé d’avoir à démissionner peu avant d’atteindre l’âge de 60 ans. Sur la route du retour, le car qui le reconduit est accidenté ; il fait partie des six victimes. Le 14 mai 1981, plus de cinq mille personnes participent à ses obsèques en la cathédrale d’Ayaviri où il repose désormais.

L’évêque de Julia, Mgr Jesus Calderon écrira : «  Il était un homme de Dieu, fort comme un diamant et tendre comme une mère. »

 

Références :

Article du frère Bernard Couronne, sulpicien

Livre de Gabriel Campredon : « Louis Dalle, un homme libre ». 

 

La Compagnie des prêtres de Saint Sulpice a été fondée au 17ièmesiècle. Ses membres sont appelés des sulpiciens et mènent une vie commune sans prononcer de vœux. Ils ne sont donc pas considérés comme des religieux. 

Le Sacré-Cœur de Jésus est le reflet même du Cœur de sa Mère. Dans l’Église, la dévotion au Cœur de Marie et celle au Sacré-Cœur sont liées. Le lendemain de la fête du Sacré-Cœur, on se souvient du Cœur Immaculé de Marie.  ( Wikipédia)